Selon les conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans son rapport de 2001, la cause la plus probable de ce réchauffement serait le « forçage anthropique », c'est-à-dire l'augmentation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine. Conséquences écologiques du réchauffement climatique:
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La montée des eaux : une des conséquences du réchauffement planétaire sur lesquelles s'accordent les scientifiques est une
montée du niveau de la mer. L'élévation prévue du niveau de la mer est de
18 cm à 59 cm (source : 4e rapport du GIEC).
-L'humidité absolue: Selon toutes évidences l'humidité absolue moyenne de l'air va augmenter (ce paramètre s'exprime en grammes d'eau par mètres cubes d'air. Sachant que l'eau est le principal vecteur de la thermodynamique atmosphérique (l'évaporation absorbe de l'énergie et la condensation la restitue) la puissance des précipitations devrait aussi augmenter.
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Les précipitations: Selon les modèles élaborés par les climatologues,
les précipitations devraient augmenter, particulièrement les précipitations hivernales aux latitudes moyennes et élevées de l'hémisphère nord. Dans cette zone, la variation des précipitations devrait aussi augmenter. Il pleut en effet davantage actuellement dans les zones subtropicales, comme en Arabie et au Sahara, mais les populations locales ne s'en plaignent pas.
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La circulation thermohaline: Ce terme désigne les mouvements d'eau froide et salée vers les fonds océaniques qui prennent place aux hautes latitudes de l'hémisphère nord. Ce phénomène est, entre autres, responsable du renouvellement des eaux profondes océaniques et de la relative douceur du climat européen.
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Glaces et couverture neigeuse: Les scientifiques du GIEC prévoient, pour le XXIe siècle une
diminution de la couverture neigeuse, et un
retrait des banquises. Les glaciers et calottes glaciaires de l'hémisphère nord devraient aussi continuer à diminuer. En revanche, la calotte glaciaire antarctique ne devrait pas diminuer au cours du XXIe siècle.
~Certaines espèces biologiques verront peut être leur aire de répartition augmenter, mais le bilan du réchauffement climatique en termes de biodiversité sera négatif
~Certains systèmes naturels seront plus affectés que d'autres par le réchauffement planétaire. Les systèmes les plus sensibles seraient :
les glaciers, les récifs coralliens, les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les écosystèmes polaires et alpins, les prairies humides ; Conséquences économiques pour l'humanité:
Le GIEC prévoit six conséquences négatives majeures pour l'humanité au XXIe siècle :
~Une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des zones tropicales et subtropicales ;
~Une diminution des ressources en eau dans la plupart des régions sèches tropicales et subtropicales ;
~L'extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme ;
~Des risques d'inondation accrus, à la fois à cause de l'élévation du niveau de la mer et à cause de modifications du climat ;
~Une plus forte consommation d'énergie à des fins de climatisation (mais une consommation plus faible à des fins de chauffage) ;
~Une baisse des rendements agricoles potentiels dans les latitudes moyennes et élevées (dans l'hypothèse d'un réchauffement fort).
CEPENDANT des conséquences positives pour l'humanité:
~Une plus faible consommation d'énergie à des fins de chauffage (mais une consommation plus forte à des fins de climatisation) ;
~Une plus faible mortalité hivernale dans les moyennes et hautes latitudes (par opposition à une mortalité estivale plus élevée, comme par exemple la canicule de 2003) ;
~Une augmentation de l'offre de bois d'œuvre provenant de forêts correctement gérées ;
~Une augmentation éventuelle des ressources en eau dans certaines régions sèches tropicales et subtropicales mais une diminution des ressources dans les régions tempérées (notamment dans les régions de climat méditerranéen) ;
~Une hausse des rendements agricoles potentiels dans certaines régions aux latitudes moyennes (dans l'hypothèse d'un réchauffement faible).